Betaflight, les fonctions vraiment pratiques

Betaflight est une usine à gaz. Vous êtes tellement habitué à vous en servir que vous ne vous en rendez plus compte ! Prenez un débutant, mettez devant un PC avec un quad branché et regarder sa tête, vous comprendrez que c’est un logiciel plus compliqué qu’on l’imagine. Sans parler de toutes les fonctions qu’on utilise rarement comme le décalage des voies, les fonctions de réglages des PID via les inters ou les logs de black box. Mais on trouve aussi des options bien pratiques sur Betaflight. Et ce pour le pilote débutant comme pour le dingue des PID qui retouche en permanence ses réglages. Faisons un petit tour des fonctions les plus pratiques aux fonctions les plus poussées. Évidement, je ne peux pas toutes les lister car il y en a trop. Mais il se peut que je complète régulièrement cet article. Voici la liste des fonctions pratiques que vous trouverez dans cet article, histoire de vous éviter de fouiller ( chuis sympa ou quoi ? ) :

  1. Connaître la version de Betaflight et donc le firmware target. Ça vous évitera des recherches fastidieuses et de flasher la même version deux fois.
  2. Passer en mode DFU et éviter les ponts ou l’appui sur le bouton Boot
  3. Installer proprement un driver manquant
  4. Connaître le taux d’occupation du processeur et quelles tâches prennent le plus de mémoire
  5. Remapper vos moteurs simplement
  6. Supprimer la zone morte sur les axes yaw, pitch et roll
  7. Compenser l’angle d’inclinaison de la caméra
  8. Régler les pid ou d’autres fonctions via les inters
  9. Sauvegarder et restaurer la totalité des paramètres

Connaitre sa version de Betaflight

Comme pour beaucoup des astuces que je vais vous donner, il faudra passer par le CLI. C’est à dire par l’endroit où on entre des lignes de code au lieu de cliquer sur des boutons. Par exemple, pour savoir sur quelle version de BF vous êtes, il suffit de taper dans le CLI :

version et entrée.

Le numéro de la version de BF s’affiche. Ainsi que le firmware t argent : Piko BLX, SP Racing… C’est utile pour mettre à jour en utilisant le bon firmware. Et se tromper de version peut bloquer votre FC.

Passer sa carte en mode Boot pour la flasher

Avec cette astuce, il ne sera plus nécessaire de faire un pont de contact ni d’appuyer sur le bouton Boot pour accéder au mode Flash. Rien de plus simple : entrez le mot DFU en majuscules dans le CLI, tapez sur entrée et la carte redémarre en mode Boot. Il n’y a plus qu’à choisir le modèle de la carte dans firmware flasher, sélectionner la version à installer et puis cliquer sur flash. Cela ne fonctionne qu’à partir de BF 3.0 seulement .

Installer proprement un driver manquant

Mais si d’aventure votre PC ne veux pas se connecter en USB ( Fail to open serial port ), il reste une solution : Zadig. Téléchargez le ici par exemple, sélectionner All Devices , STM32 puis Install Driver.

Dans votre gestionnaire de périphériques, il suffira de vérifier que tout est à sa place comme dans cette vidéo en français :

VIDEO

Vérifier le taux d’occupation du processeur de votre FC :

Au delà de 40 %, votre carte ne s’armera plus. Si vous branchez trop de modules sur votre FC ( GPS + Baro + essuie glace + Dshot + répondeur téléphonique ), le processeur va saturer. Il est donc pratique de savoir où il en est par rapport à ses capacités. Il suffit de :

Taper Status dans le cli .

Et les tâches qui consomment le plus avec la commande : Tasks

Pratique si vous voulez savoir quels composants ou quelles calculs utilisent le plus de mémoire vive.

Réaffecter des fonctions ou remapper les ESC / moteurs

Pour remaper vos moteurs, changer l’ESC 4 en 1 de position ou si un de vos pads de signal des esc 1, 2, 3 ou 4 est mort et que votre carte en propose 6, il est possible de reassigner un des deux restants. Classe ! Je crois me souvenir qu’en PWM, on peut aussi utiliser les voies 7 et 8 aussi pour contrôler des ESC, notamment dans le cas d’un octocoptere.

On peut aller très loin avec cette commande : réaffecter les sorties LED pour qu’elle servent à piloter le buzzer ou autre manipulation bizarre. Mais je pense que celle qui sert à remapper les moteurs est la plus utile. Imaginons ici que vous voulez tourner votre ESC 4 en 1 de 90 degrés à droite :

Identifiez l’ordre initial en tapant : resource list

Schématiser l’ordre par défaut

Ajouter les numéros des moteurs sur le dessin

Schématiser l’ordre que vous désirez

Laissez les numéros sur le nouveau dessin

Enlever les numéros des moteurs

Enlever les numéros des moteurs, il reste les codes

Remettez les numéros dans l’ordre normal

Écrivez les codes dans le CLI

C’est fini !

Pour éviter les messages d’erreurs, utilisez cette commande pour effacer l’ordre des moteurs par défaut puis remettez le vôtre, précédemment défini :

Supprimer la zone morte sur les axes yaw, pitch et roll

Vous avez surement remarqué dans l’onglet Receiver, lorsque votre radio et votre récepteurs sont allumés et que la carte est branchée en USB, que la zone du milieu oscille. C’est une zone morte qui peut bouger entre 1497 et 1503 par exemple. Pour éliminer cette oscillation, voici ce qu’il faut faire :

Observez entre quelles valeurs les signaux bougent. Entre 1497 et 1503, ça fait 6 points de différence. Tapez ceci dans le CLI :

set deadband = 6
set yaw_deadband = 6

Ces valeurs dépendent du récepteur que vous utilisez.

Compenser automatiquement l’angle d’inclinaison de la caméra fpv

Si votre camera n’est pas inclinée du tout, cette astuce est inutile. Mais cela veut aussi dire que vous ne volez pas très vite ! Mais il est probable que vous soyez un pilote acharné et vous voliez avec 45 degrés d’inclinaison de camera. Dans ce cas, il existe un mode qui joue sur le yaw et évite les décalages lors de 180 sur le roll. Regardez cette vidéo, vous comprendrez tout, ce sera mieux car franchement j’ai rien compris personnellement ! A quoi que ça sert ce truc ? Je connais personne qui s’en sert… Cela ne veut pas dire que c’est inutile.

VIDEO

Mesurez l’inclinaison de votre caméra en degrés et si vous êtes à 25 degrés, entrez celle ligne de commande :

set roll_yaw_cam_mix_degrees = 25

Pour tout remettre comme avant :

set roll_yaw_cam_mix_degrees = 0

Régler ses pid / rates via des inters trois positions ( je ne parle pas des dual rates ni des profils de pid )

Connaissez-vous l’onglet Adjustment ? Pour exploiter ses possibilités, il vous faudra au moins un inter trois positions libre. Et si vous en avez quatre de libres, vous pourrez agir sur quatre réglages de façon proportionnelle. Je m’explique : imaginons que vous voulez régler vos PID à la volée, sans avoir à passer par un PC à chaque modification de valeurs. Par exemple, vous souhaitez ajuster le P :

Le P du Pitch

Le P du Pitch sur l’aux 2, cochez bien : If Enabled et décochez le une fois le réglage terminé

Quand on veut régler des PID en partant de zéro, il faut monter le P jusqu’à faire vibrer la machine puis descendre la valeur de 30 %. Si on utilise un pc, cela suppose plusieurs étapes. Mais avec un inter trois positions, il est possible de faire augmenter graduellement le P en basculant sur la position haute de l’inter. Betaflight augmentera alors peu à peu la valeur du P. Lorsque vous estimerez qu’elle est bonne, basculez le switch sur la position du milieu et le P arrêtera de monter. Vous pourrez la faire redescendre avec la position basse.

Sur un autre switch vous pourrez assigner le I. Et le D sur un dernier switch.

Une fois les bonnes valeurs choisies, il faut absolument un PC pour sauvegarder. Si vous débranchez la lipo, tout sera à refaire. Vous avez un tuto sur Multi voltiges, ICI.

Il est possible d’assigner d’autres réglages avec cette méthode : les Rates, le RC Rate…

Sauvegarder la totalité de vos paramètres ( PID, rates, mapping, modes… ).

Il existe plusieurs façons de sauvegarder mais la seule qui exporte la totalité des paramètres est finalement peu connue ou peu usitée. Le fichier Dump qui consiste à passer par les fonctions restore et back up ne servent qu’à importer les PID et les réglages basiques des récepteurs par exemple.

Les commandes Diff et Diff all servent à mettre en valeur les différences entre les valeurs par défaut de BF et celles que vous avez changées. Mais si vous voulez absolument tout importer ou exporter, il suffit de taper dump dans le CLI et de faire un copier coller, À PARTIR DU MOT dump.

Ne copiez pas les termes qui se trouvent au dessus.

Mettez tout dans un fichier au nom de la machine par exemple. Puis recopiez sur une autre carte de vol, dans le CLI. Vous avez tout récupéré !

Source:FPV PASSION http://ift.tt/1hpPha2

Publicités

Runcam 3 VS GoPro Hero5 Session | HD Camera FPV

GoPro Session is becoming a popular HD camera to use on mini quads due to its compact size, but it’s expensive! Here I have the new Runcam 3 which is designed for FPV and supposed to be much cheaper yet maintains the same form factor.

In this initial review we will compare the appearance, features, and performance of the two cameras.

Appearance

Housing and Dimension

In terms of dimension, the Runcam 3 is nearly identical to the Session, both have width and height of 38mm. However the Runcam 3 is 1.5mm longer in length.

Also it’s worth noticing that on the Session 5, the 4 edges of the housing are a bit more rounded than the Runcam 3, making the Runcam incompatible with the mounting frame that comes with the Session.

The Session 5 has rubber housing while the Runcam 3 is made of hard plastic.

Button

There are 2 buttons on this camera, a shutter button (located on top), and a mode button (located on the back).

Mic

There are 2 microphones on the camera (located on top and back), and they are optimised to minimize wind noise.

USB Port

It uses Micro USB cable.

SD card slot

SD card slot is protected by a rubber lid so your SD is not going to pop out in crashes.

Silicone Mount

It comes with a silicone mount that is designed to be mounted on top of your mini quad. It also fits the session perfectly.

When using the rubber mount, It’s recommended to use a strap to hold the camera in place. Therefore you also don’t have to worry about dirt getting into the USB port, or SD card popping out (even there is already a rubber lid).

Features and Spec

Runcam 3 Session 5
Price TBC $300
Weight 66g 72.5g
Dimension 38x38x37.5mm 38x38x36mm
Video Resolution TBC
1080p 60fps
720p 120fps
4K 30fps
2.7K 48fps
1080p 90fps
720p 120fps
Video File Format .MOV .MP4
Still Photo TBC 10MP
USB Port Micro USB Customized cable
Superview No Yes
Video Out for FPV Yes No
Water Proof No Yes
Image Stablization No Yes

Since the Runcam 3 is designed for FPV, Waterproof and Digital Image Stabilisation aren’t really that a big deal IMO.

WDR

One of the most important feature to the Runcam 3 is the capability of WDR (wide dynamic range), which is optimized for FPV flying.

Image Quality

WDR is awesome on this camera. I didn’t even change any settings and it worked pretty well in many extreme situations such as pointing directly to the Sun or coming out of a dark tunnel. In these cases, the GoPro Session 5 just seemed to be either over-exposed or under-exposed.

I am comparing these cameras with their default settings. I am sure the GoPro could have performed better in these tests, but it might require some tweaking on the settings in each environment (white balance, ISO etc).

Therefore at this stage, I think the Runcam 3 makes a really good beginner HD camera, something you can just put on your quad, go out and fly. The GoPro provides the option to film in Flat Color, which gives the user more flexibility to colour correct in post production, and it’s not available in the Runcam 3. If you do a lot of video editing you might find the Session more powerful.

And for FOV, the Runcam 3 doesn’t do Superview. Personally I’m a big fan of GoPro’s Superview and I did ask Runcam repeatedly, but it’s just not possible at this stage unfortunately. The good news is, under “Wide” the FOV of the Runcam 3 and Session 5 are pretty similar.

Runcam is still working on improving image quality before the release. There are footage samples on the internet from the prototypes, however that might not be exactly how it will look like in the production version. Therefore I will publish footage when they have finished optimizing the image quality. Come back to check on a later date, or join our forum or FB group to receive notifications.

Video out Latency Test

Coming…

No Dashcam?!

It’s worth pointing out that in the manual it says this:

Never use Runcam3 as a dashcam, this may damage the camera battery and create a safety hazard.

I was told by the camera manufacturer, due to the design of the enclosed housing, cooling has been a challenge, and I should avoid using the camera without good airflow. So the Runcam 3 is created for FPV use mainly!

FAQ

Since I posted info on IntoFPV.com, I have been messaged with questions, so I thought I might answer some of the popular ones here:

How to change settings?

There will be an APP available on iOS and Android. Camera can be connected via WIFI.

Smaller FOV?

When comparing the footage, the Runcam 3 does look a little bit smaller in field of view. However when I asked Runcam about this, they explained that the 2 cameras actually have almost the same horizontal FOV, but the vertical FOV of Session 5 is wider maybe that’s why.

Does Runcam 3 has Superview?

No, the Runcam 3 cannot do Superview at the moment.

From my understanding, the Superview of Session 5 is achieved by converting screen format from 4:3 to 16:9. But Runcam 3 can only record videos with screen aspect ratio of 16:9.

Release date?

I was told end of Feb 2017.

Is it possible to change battery between flights?

No, there is no easy access to change battery, until you take the camera apart, which is probably something we won’t do in the field.

Is it possible to charge the camera while filming?

Yes, but it’s not recommended by Runcam as it’s bad for the battery.

Any Other Questions? Just comment down below.

Source:Oscar Liang https://oscarliang.com

Verdict – Essai de l’Intense Recluse Foundation

En l’espace d’un an, Intense a renouvelé/remanié pas moins de 6 modèles de sa gamme. Un sacré chamboulement ! Au point parfois, de ne plus savoir où donner de la tête dans une offre de vélos qui ont plus qu’un simple air de famille… Y voir plus clair : raison pour laquelle on consacre à nouveau un peu de place et de temps à cette marque emblématique.

En mars déjà, l’essai exclusif du nouvel Intense Spider 27,5 apportait de quoi cerner le caractère des modèles californiens. Une lecture presque impérative pour comprendre que plusieurs questions restaient en suspend… Et que l’on se concentre ici sur l’essentiel : ce que l’Intense Recluse apporte de plus, ou pas.

 


Temps de lecture estimé : 10 minutes


 

Intense Recluse Foundation

4998 euros
14,08 kg (vérifié, sans pédale, taille L, pneus montés avec chambres)

Au catalogue, l’Intense Recluse occupe le poste du All Mountain polyvalent : 140mm de débattement arrière, 150mm devant sur une fourche en boost, chaussé de roues en 27,5 pouces. À l’oeil nu, au moment de sortir le vélo du carton, la filiation avec le frangin Intense Spider saute plus qu’aux yeux…



Une telle similarité intrigue ! Où se cachent les différences ?! Quelques détails mettent sur la piste…


Un peu plus de débattement et une cale sous la douille qui semble avoir toute son importance au moment de consulter la géométrie du vélo. Un peu plus court (-7mm de reach), un poil plus haut (+9mm de stack), un degré d’angle de chasse plus couché et 7mm plus haut au boitier…

Sur le papier, le triangle avant bascule de ce qu’il faut pour suggérer un programme plus animé. Si l’on s’en tient aux chiffres, on monte d’un cran en matière d’engagement et d’encaissement vis-à-vis du petit frère Spider…

 

 

Intérêts partagés

Des chiffres et observations en bon préalable aux motivations de cet essai. Parce qu’au final : à quoi bon essayer deux Intense aussi proches en moins d’un an ? Pour lever certaines zones de doute et asseoir, ou non, certaines impressions mise en évidence à l’essai de l’Intense Spider.

S’il fallait résumer ce dernier en deux mots : vif et exclusif. Un pur sang qui appelle à plus que de raison, qu’il faut nécessairement dompter. Une fine lame qui va vite et pousse à en faire plus, voir trop selon le bagage du pilote. Une perspective qui reste très exclusive.

« Les Intenses sont-ils tous aussi exclusifs ? »

À 11kg140 sur la balance et 11 998€ au comptoir (livrée Factory), on en attend pas moins. Mais nous n’avons pas tous les moyens de s’offrir une telle monture. Et la question de ce qu’il reste en commun aux modèles entrée de gamme vs haut de gamme est toujours brûlante.

« Quelle est la véritable part de caractère commune à tous les Intense ?! »

Deux questions essentielles auxquelles cet essai du Intense Recluse, dans sa version Foundation – la plus abordable – tente de répondre.

 

 

Valeurs intrinsèques

Il me suffit d’un premier roulage à l’aveugle pour me rappeler de bons souvenirs. Sur des réglages « de base » – SAG à 30%, détentes en milieu de plage, pas de compression. Sans prendre connaissance du poids. Le parallèle est déjà saisissant.

Même nervosité et même absence de pompage à la relance. Même debout sur les pédales, même en tirant abusivement sur le cintre à la relance, l’assiette du triangle avant est très constante, voir presque figée. Sur sol cassant, même seuil en début de course, et même tendance à « s’ouvrir » passé un certains débattement, en seconde partie de débattement.

« Je commence donc à m’en convaincre, ces traits de caractères sont intrinsèques à la marque… »

L’impression d’un vélo vif, consistant, nerveux, léger et précis à placer est bien présente. Je n’ai plus l’Intense Spider à ma disposition depuis plus de 6 mois. Je suppose donc que s’il m’était possible de comparer, je noterais tout de même un écart.

Reste que vis-à-vis de tous les autres modèles récemment roulés, l’Intense Recluse démontre la filiation. Par ailleurs, quelques tours de roue sur un Intense ACV, la version All Mountain 27,5+ de la marque ne font que me conforter. Les similarités sont évidentes. Il s’agit même du premier vélo équipé de gros boudins auquel je puisse prêter autant de précision et de stabilité.

Je commence donc à m’en convaincre, ces traits de caractères sont intrinsèques à la marque, sur les pratiques Trail et All Mountain tout du moins.

 

 

Évolution possible ?!

Ce caractère raide et nerveux a du sens sur un vélo de Trail. Mais il en a déjà moins sur cet Intense Recluse, modèle All Mountain qui se rapproche dangereusement de l’Enduro comme certains de ses concurrents. Devinci Troy, Specialized Stumpjumper, Canyon Spectral EX pour ne citer qu’eux…

Sur terrain cassant et réglages de base, ça brasse. D’ailleurs, il faut se souvenir de la conclusion au sujet de l’Intense Spider : un pur sang qu’il faut dompter… Donc un vélo qui a ce caractère, et qui, malgré plusieurs ajustement, en garde la majeure partie.

Est-ce aussi le cas de l’Intense Recluse ? Ou bien, de quelle marge de manœuvre supplémentaire dispose-t-il ? C’est en procédant à quelques petits ajustements de suspension que j’en découvre davantage au sujet du potentiel intrinsèque du vélo…

 

 

Petits ajustements…

Les plus assidus d’entre nous l’on lu dans nos parutions didactiques : un run sans chaîne peut permettre d’identifier la part d’influence du kick-back et de l’anti-squat dans le comportement d’un vélo. Sur l’Intense Recluse, elle est importante. Sans la tension de cet élément, la sensibilité s’améliore et le vélo est moins figé au moment de solliciter un appui ou une impulsion.

Reste qu’il n’est pas possible de s’en priver. Autre essai alors : rouler avec exagérément de SAG – avant et arrière, pour préserver l’assiette du vélo – et gagner en sensibilité / confort. C’est effectivement le cas. Mais le déplacement du point de pivot virtuel implique un effet indésirable sur la dynamique du vélo.

Centre instantané de rotation projeté très en avant sur la seconde moitié de course, le vélo devient un rail indéboulonnable, une vraie barre à mine à manier. L’effort est important pour lever la roue avant et faire prendre les airs. Au moindre appui en courbe, le vélo tire droit au lieu de virer.

« Un Recluse relativement sensible et confortable, pour un Intense… »

Une bonne solution apparaît en limitant la propension du vélo à travailler dans le débattement malgré un SAG important. D’origine vendu avec 2 spacers dans l’amortisseur, l’Intense Recluse propose un beau visage avec 6 spacers, complétés par 2 cales pour accorder la progressivité de la Pike.

En jouant relativement facilement sur ces éléments, la progressivité des ressorts pneumatiques semblent prendre le pas sur le reste. Le vélo gagne ce qu’il faut de confort tout en restant fidèle au dynamisme que sa géométrie lui confère. Un Recluse relativement sensible et confortable, pour un Intense… Et surtout, un vélo qui semble plus enclin à s’assagir et évoluer. Avec ces nouveaux éléments, le petit Spider parait désormais plus têtu de ce point de vue.

Dans cet esprit, les réglages du tableau ci-dessous permettent de gommer, en bonne partie, la sensation d’une seconde partie de course parfois peu consistante. Reste simplement à ajuster le nombre de spacer et de cales en fonction du débattement réellement utilisé selon le terrain, et le style de pilotage…

Réglages Avant Arrière
SAG 30% 33%
Détente -13 à -15/20 -13 à -15/20
Compressions ouvert ouvert
Token / Spacers 1 à 2 4 à 6

Clics de détente et compression comptés depuis la position la plus vissée des molettes.  SAG arrière réalisé assis/selle haute – SAG avant réalisé debout/bras en appui sur le cintre / épaule à l’aplomb du guidon. 

 

 

Nouvelle perspective…

Le set de suspensions RockShox et ses manipulations de spacers et token permettent donc d’influer favorablement sur le comportement de l’Intense Recluse. Il faut s’y prêter pour tirer pleinement parti du vélo. Les plus passionnés se plairons à cette tâche qui n’est pas donnée à tout le monde.

En matière de réglage de suspension, cette livrée Foundation ne dispose pas de toutes les options, mais force est de constater que l’essentiel est bien là. Les plus assidus d’entre nous savent de toute façon que SAG, progressivité et détentes font une grande partie du job en la matière.

Vu sous cet angle, l’Intense Recluse propose donc une perspective plus polyvalente que son petit frère très exclusif. Avec un peu plus de débattement, d’angle de chasse et de stack, on trouve sur l’Intense Recluse ce que l’on sentait si proche sur le Spider : un vélo bien taillé, capable de jouer, de se placer dans un mouchoir, de tirer partie de la moindre aspérité sans broncher.

Même une fois réglé pour plus de tolérance, l’expérience confirme les traits de caractères d’un All Mountain Intense : vif, précis, consistant. Même les roues entrée de gamme de cette livrée Foundation ne viennent pas à bout de ces observations. Le cadre et ses caractéristiques prennent une telle part dans le comportement du vélo, que la qualité de ces dernières passe ici au second plan. Ce n’est pas toujours le cas, il est donc important de le relever…

 

 

Petites approximations…

Suspensions, roues… On en vient donc à parler plus explicitement du montage et de son influence. Vaut-il les 5000€ du vélo ?! Pour répondre clairement, c’est presque dommage de mettre le doigt sur quelques détails…





À quelques détails près, on écrirait qu’il s’agit d’un modèle très abouti. À quelques détails près, on pourrait dire que le montage est aussi soigné que l’ADN de la marque présente dans le rendu final.

Notamment parce que même s’ils manquent d’image vis-à-vis de certains concurrents plus en vue, au point de mettre en question le rapport qualité/prix sur le papier, certains éléments du montage n’ont rien à se reprocher sur le terrain…


Alors, plutôt que Foundation, ce modèle mériterait de s’appeler Essential : cadre, Suspensions, roues, freins, transmission et poste de pilotage… L’essentiel y est pour s’offrir plus qu’un bon aperçu, l’essentiel du caractère bien trempé de la bien nommée marque Intense !

 

 

En conclusion

Plus que moitié moins cher, juste ce qu’il faut de capacité en plus pour être au coeur de la pratique All Mountain / Enduro comme on peut la promouvoir, l’Intense Recluse Foundation réussi le pari de sortir de l’ornière une vision très exclusive que l’on peut avoir de l’offre Intense…

Une conclusion presque évidente, du moins prévisible. Certes. Restait à la vérifier à l’épreuve du terrain. C’est chose faite, et c’est surtout l’occasion de mesurer ce qu’elle implique ici : un travail de réglage des suspensions, précieux pour tirer pleinement partie de l’Intense Recluse Foundation.

Normal donc de conclure sur une perspective différente du petit frère Spider au moment de répondre à la traditionnelle question : pourquoi voudrais-je garder ce vélo ?

« Au premier abord, quelques approximations et un montage discret me feraient presque douter. Ce serait sans garder à l’esprit qu’intrinsèquement, un vélo fort en caractère a ça en lui, avant tout pour ces forces de conception, pas son apparat. L’Intense Recluse le démontre. La marque n’a peut-être jamais aussi bien porté son nom… Mais à travers l’Intense Recluse Foundation, se montre ce qu’il faut de plus docile. Suffisamment du moins, pour se dire que l’on goûte une part essentielle du gâteau, sans s’en dégoûter. »

 

 

 

Positionnement & usage

En synthèse, le tableau de positionnement et d’usages permet, en un seul coup d’oeil, de saisir les capacités du vélo. 

Positionnement Intense Recluse

Comparées à celles des autres vélos à l’essai permettra de répondre à l’éternelle question > par rapport aux autres, qu’en penses-tu..? rendez-vous sur la page du Comparateur d’essais VTT Endurotribe pour en savoir plus >  http://ift.tt/2jBR9am

Cet article Verdict – Essai de l’Intense Recluse Foundation est apparu en premier sur Endurotribe.

from Enduro Tribe – All Mountain Magazine http://ift.tt/2jBHIb6

l’avenir des courses et de leurs formats

l’avenir des courses et de leurs formats

Notre sport avance très vite et le niveau monte chaque jour. Ma pensée du jour va être, comment vous dire, plus orientée vers les « nouveaux » pilotes. C’est à dire ceux qui pilotent plus ou moins bien et qui ont envie de se tirer la bourre entre eux. Je vous explique simplement, prenons mon cas.

Ma petite histoire

Pilote très moyen, je me dis :  » Tiens, si je faisais une course ? Ça tombe bien, il y en a une à 200 km de chez moi. J’arrive sur place et déjà je suis content car je côtoie tout le gratin mondain des top pilotes de FPV.  Après quelques demandes d’autographes et autres selfies qui me seront accordés bien gentiment, on passe a l’inscription. Pas de soucis, j’ai ma licence toute neuve, elle n’a jamais servie.

Puis vient la vérification de la machine. Super, tout est en règle. Nous arrivons donc au moment de la découverte du parcours. J’ai déjà bien observé les autres dans mes lunettes et pris quelques repères. Je suis prêt, j’attends mon tour.

Ça y est, c’est a moi! La lipo est en place, les pouces sont chauds. Je décolle. En mode tranquille pour le moment, je ne suis pas pressé. Fin du repérage,  je rentre au stand plutôt satisfait de ma reconnaissance du parcours.

En mode paddock, je regarde les machines et je discute avec tout le monde ( ben oui, je suis bavard.. ), ça m’évite de stresser et de penser à l’étape suivante : la course.

C’est à moi ! Je suis en forme, ça va le faire. Vérification du matos, check list, tout est ok. La course commence. Bon départ, je suis dans le tempo. Je ne vois déjà plus qu’un de mes adversaires. C’est chaud bouillant entre nous ! Soudain, j’aperçois ou plutôt je devine, deux ovnis sur mes flancs. Ils nous déposent mon adversaire et moi… Un truc de ouf !  Je cueillerais des marguerites au bord de la route que ça serait pareil ! ( ref à Franquin et son célèbre personnage Gaston … ).  Bref d’un coup je me dis que j’ai loupé un truc.  Mais non, c’est tout simplement que j’ai pas le niveau. Finalement les courses, c’est pas pour moi !

Voila ma petite histoire. Tout ceci est fictif, bien entendu ( hormis le fait que je sois pas bon ^^). Mais je tenais à vous faire vivre l’autre coté du décors. Pourquoi ? Car je ne peux m’empêcher de réfléchir à l’avenir de notre passion et je pense que l’on veut tous plus de courses, plus de pilotes, etc… Je pense aussi à tous ces débutants ( jeunes ou moins jeunes ) qui viendront faire une course un jour, faire des bornes, dépenser des sous pour voler finalement moins de 10 minutes… Je n’ose imaginer le père de famille ayant sacrifié son dimanche quittant son gamin, des étoiles plein les yeux. Et voir ceux ci bien vides le soir. Papa a perdu !

Quelle sera sa réaction quand il lui reparlera de faire la prochaine course ? Si seulement il lui en parle…

prenons exemple

Ancien sportif de niveau correct moi même, je ne peux m’empêcher de faire une corrélation. Mais ma chance c’est que dans mon sport, il y avait des catégories. Tu voyais et tu côtoyais les « pros » mais tu ne courrais pas contre eux. Sans quoi bon nombre d’entre nous auraient certainement lâché l’affaire. Du moins les compétitions. Nous aurions moins progressé et n’aurions jamais atteint notre plein potentiel. Nous étions classés par niveaux, débutant, moyen, intermédiaire, expert, master et pro, c’était plus logique.

Tout ca pour vous dire qu’il va vraiment falloir faire des catégories bien distinctes. Sous quelle forme, je l’ignore.  Là est toute la question : comment trouver un format satisfaisant tout le monde, pilotes et organisateurs, car je pense aussi que certains petit malins voudront se mettre dans une classe inférieure pour finir bien classés. C’est loin d’être simple à mettre en place. Mais si nous voulons que les choses avancent dans le bon sens, c’est vraiment primordiale pour l’avenir ainsi que pour la pérennité de notre sport.

 

Cet article l’avenir des courses et de leurs formats est apparu en premier sur FPV PASSION.

Source:FPV PASSION http://ift.tt/1hpPha2

Whoop Laps, le mini test

Voilà une petite application pour smartphones qui semble bien pratique pour l’entrainement des pilotes de Tiny Whoop. Pas uniquement les possesseurs de Tiny Whoop, d’ailleurs, mais tous les appareils capables de voler en intérieur ! Le principe ? Whoop Laps est un compteur de tours. Il est fort probable que vous transformiez régulièrement votre intérieur en anneau

Source:HelicoMicro.com http://ift.tt/2aPMji8

Team Blacksheep Triumph-Stub

L’antenne Triumph vous plait, mais elle est un peu trop imposante pour un appareil petit format ? Qu’à cela ne tienne, voici la TBS Triumph-Stub (« Stub » signifie bout ou morceau dans le sens de ce qu’il reste après une utilisation). Toujours réalisée en collaboration avec Video Aerial Systems LLC (IBcrazy), elle ne mesure que 5 cm

Source:HelicoMicro.com http://ift.tt/2aPMji8

TBS Vendetta Endurance

TBS Vendetta Endurance

Si vous avez des envies de long range, d’un temps de vol doublé voir triplé, tout en conservant un bon couple moteur il y a des solutions. Il suffit de baisser les kv, d’allonger les hélices et éventuellement de baisser la tension ou d’ augmenter la capacité de la lipo. En optant pour deux de ces solutions TBS propose désormais un kit endurance permettant d’atteindre théoriquement 2.5 km de d’altitude ou 5 km de distance ( interdit en France ). Le kit est composé des éléments suivants, vendus séparément :

  1. Des bras de 7 pouces
  2. Des moteurs de 1450 kv
  3. des hélices 7 pouces 7045
  4. une lipo 4S de 2200 mAH

C’est une approche aussi originale qu’intéressante que de rendre un racer plus polyvalent en prolongeant son autonomie. Les 22063 1450 kv sont également exploitables en 6S avec des hélices 6 pouces.  Selon la combinaison choisie ( de 1800 mAh 4S à 3300 mAh ), vous atteindrez 12 à 20 minutes d’autonomie. Inutile de changer les ESC.

Les bras 7 pouces sont vendus avec ou sans moteurs. vous pourrez ainsi opter pour des 2206 1800 kv ou 2000 kv mais l’autonomie en pâtira.

Et en 3S ?

Théoriquement, la combinaison 2206 1450 kv et 4S avec 7045 et 2200 mAH devrait être celle qui donne la meilleure autonomie. Par curiosité, il faudrait essayer en 3S avec la même capacité de lipo et si la puissance est suffisante, on devrait atteindre plus de 20 minutes.

En effet, les hélices longues et la tension plus basse devraient booster le rendement . A moins qu’il ne faille passer sur des  8″…. Comme c’est impossible, cela reste à vérifier sur une autre machine.

TBS conseille l’usage du Crossfire avec le kit endurance. C’est un module compatible avec la Tango qui arrive dans les locaux de FPV Passion pour un test en bonne et due forme. Nous remercions par avance Drone FPV Racer ( DFPVR, c’est plus claaaasse ! ) qui nous prête la Tango. A suivre bientôt :

Une valse avec la Tango !

Mes vannes sont meilleures chaque jour, ça fait peur.

Je vous invite à relire l’article sur le TBS Crossfire qui est prêt pour le long range et inclut un système pour retrouver votre modèle perdu. Une option indispensable quand on vole en long range. Ce qui, je vous le rappelle, est interdit.

Le Vendetta a vraiment la tête de l’emploi car il a déjà inspiré des projets visant à allonger ses bras et à augmenter l’autonomie. C’est le cas du Vendetta Hybrid Project et de ses bras pliants. Il atteint 30 minutes d’autonomie !

En vente chez Drone FPV Racer

Un autre projet ressemblant :

http://ift.tt/2dXNJvh

Cet article TBS Vendetta Endurance est apparu en premier sur FPV PASSION.

Source:FPV PASSION http://ift.tt/1hpPha2